PMA : comment gérer l’attente et les montagnes émotionnelles
- Laurie Picard
- il y a 1 jour
- 4 min de lecture

S’engager dans un parcours de PMA, c’est entrer dans une expérience profondément bouleversante. Bien sûr, il y a l’espoir, le désir immense de devenir parent… mais il y a aussi l’attente, l’incertitude et cette sensation d’être emportée dans quelque chose qui nous échappe.
Beaucoup de femmes que j’accompagne me parlent de cette impression de ne plus vraiment maîtriser leur vie. Tout semble suspendu à un résultat, à un rendez-vous, à un “peut-être”. Et dans cet espace entre deux étapes, les émotions prennent souvent toute la place.
Si vous traversez cela, il est important de vous dire une chose : ce que vous ressentez est profondément humain.
Une tempête émotionnelle difficile à apprivoiser
La PMA ne touche pas seulement au corps. Elle vient questionner quelque chose de très intime : le désir d’enfant, le rapport au temps, la confiance en soi, parfois même l’identité.
Ce qui rend ce parcours particulièrement difficile, c’est l’incertitude. Contrairement à d’autres projets de vie, il est impossible de prévoir, d’anticiper ou de contrôler. On avance étape par étape, souvent dans le flou, avec des délais imposés et des réponses qui ne dépendent pas de nous. On se prive de beaucoup de choses au "profit" du parcours (voyage, sorties, lien familiaux et amicaux, ...).
Dans ce contexte, les émotions peuvent devenir très intenses. L’espoir peut surgir après un rendez-vous, puis laisser place au doute quelques jours plus tard. L’attente d’un résultat peut générer de l’angoisse, et une déception peut être suivie, presque malgré soi, d’un nouvel élan d’espoir.
Ces allers-retours émotionnels sont épuisants. Ils donnent parfois l’impression de ne plus se reconnaître, de passer d’un état à un autre sans pouvoir s’ancrer.
L’attente : un espace où le mental s’emballe
S’il y a un moment particulièrement difficile dans un parcours de PMA, c’est bien celui de l’attente.
Attendre entre deux cycles. Attendre un examen. Attendre un appel. Attendre un résultat. Attendre toujours attendre et avoir la sensation que le temps nous file entre les doigts et diminue nos chances.
Dans ces moments-là, il n’y a rien à faire… et c’est justement ce qui est le plus inconfortable.
Le mental prend alors le relais. Il imagine, anticipe, s’inquiète. Il crée des scénarios, souvent négatifs, comme pour se préparer au pire. Et plus le mental s’agite, plus le corps se tend.
Peu à peu, l’angoisse peut s’installer, parfois de façon diffuse, parfois plus envahissante.
Retrouver un espace de calme pendant le parcours PMA grâce à la sophrologie
Dans ce tourbillon, il est essentiel de pouvoir retrouver des moments de pause, des espaces où le corps et le mental peuvent souffler.
La sophrologie est particulièrement adaptée dans ce contexte, car elle permet de revenir à quelque chose de simple et de concret : la respiration, les sensations, le moment présent.
Au fil des séances, les femmes que j’accompagne apprennent à relâcher les tensions, à apaiser leur système nerveux et à sortir, ne serait-ce que quelques instants, du flot des pensées.
Il ne s’agit pas de faire disparaître les émotions, mais de ne plus être submergée par elles. D'apprendre à les écouter et ne plus les subir.
Parfois, quelques minutes de respiration consciente suffisent à faire redescendre la pression, à retrouver un peu de stabilité intérieure dans une période qui en manque cruellement.
Libérer ce qui s’imprime dans le corps avec la kinésiologie
Ce qui m'interpelle le plus, c'est la prévalence du diagnostic d'infertilité inexpliqué. Ce que ce diagnostic souligne, c'est que la science ne peux pas expliquer ce qui ce passe, car physiologiquement en tout cas tous les feux sont au vert. Et si il y avait autre chose à observer ? En kinésiologie, on vient observer tout ce que le corps à engramé que ce soit dans notre vécu ou ce qui nous a été transmis via le transgénérationnel.
Dans un parcours de PMA, certaines émotions peuvent s’accumuler au fil du temps. La peur de l’échec, la pression, les déceptions, les espoirs déçus… tout cela ne reste pas seulement dans la tête.
Le corps enregistre, garde en mémoire, parfois sans que l’on en ait conscience.
C’est là que la kinésiologie peut être une aide précieuse. Elle permet d’aller explorer ces blocages émotionnels, souvent enfouis, et de les libérer en douceur.
Beaucoup de femmes découvrent à quel point leur corps “parle”, et à quel point certaines tensions peuvent se relâcher lorsqu’elles sont enfin reconnues et accompagnées.
Ce travail ne se fait pas dans la force, mais dans l’écoute. Et c’est souvent ce qui permet un apaisement plus profond.
Se donner le droit de ne pas aller bien
Dans un parcours de PMA, il y a parfois une injonction implicite à “rester positive”. Comme si le fait d’avoir peur, d’être triste ou en colère pouvait compromettre les chances de réussite. Non !
Mais la réalité est toute autre.
Vous avez le droit de ressentir de la fatigue, de la colère, de l’injustice. Vous avez le droit de trouver cela difficile. Vous avez le droit de ne pas être forte tout le temps.
Accueillir ces émotions, sans les juger, est souvent une première étape vers un mieux-être.
Traverser cette période avec plus de douceur
La PMA est un parcours qui demande du temps, de l’énergie et une grande capacité d’adaptation. C’est un chemin qui peut être éprouvant, mais dans lequel il est possible de trouver, petit à petit, des espaces de respiration.
Se faire accompagner, c’est s’offrir un lieu pour déposer ce que l’on vit, pour être entendue sans jugement, et pour retrouver un peu de stabilité dans un moment où tout semble incertain.
Dans mon accompagnement, je propose justement cet espace. Un espace pour ralentir, pour comprendre, pour apaiser… et pour ne plus avancer seule.
✨ En résumé
La PMA est une expérience émotionnellement intense, marquée par l’attente et l’incertitude. Les montagnes émotionnelles en font partie, et il est normal de se sentir parfois dépassée.
Mais il est possible de retrouver du calme, de relâcher certaines tensions et de vivre ce parcours avec un peu plus de douceur, en s’appuyant sur des outils adaptés et un accompagnement bienveillant.
Si vous traversez un parcours PMA, rappelez-vous que vous n’avez pas à porter cela seule. Même dans l’attente, même dans le flou, il est possible de créer des espaces de soutien et d’apaisement.




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